Voici quelques notions que je souhaite partager avec vous afin d’apporter de la réflexion et plus de clarté sur cela. Parfois acceptées trop facilement comme allant de soi, mais en y regardant de plus près sont- elles si évidentes ?
Le sens du Sacré :
_ Le pouvoir d’une chose ou d’un acte est dans sa signification et dans la compréhension que nous en avons _
Tout est Sacré, les plantes, les animaux, les humains, la terre, les astres, le monde visible et invisible.
Au fur et à mesure que l’humain a senti qu’il s’éloignait d’une certaine conscience de ce lien, ou afin de le renforcer, il a mis en place des rituels.
Il a pu ainsi préserver ce lien unique avec toutes choses en focalisant son attention sur :
- des lieux, d’où émanent des énergies particulières
- des formes de vie, qui nous mettent en résonance avec des forces intérieures
- des objets utilisés pour les rituels
Cette héritage, nous permet de ressentir et de nous reconnecter au sens du sacré. Il nous rappelle le respect pour toutes choses, ou nous le ré-apprend.
Lors des huttes de sudation, et des Quêtes de vision, le sens qui est donné aux lieux, aux objets, aux rencontres avec chacun, est là pour nous rappeler ce sens du sacré et du respect envers la vie. La manière dont nous accomplissons ces rituels nous permet de voir ce rapport, ainsi que celui que nous avons avec nous même.
La Réalité :
« C'est un consensus commun, inconscient et partagé, qui définit une norme. »
Notre monde est défini avant tout comme étant matériel et c’est cela la norme. Sortir de ce cadre c’est s’exposer à être rejeté. L’état vibratoire de ce monde étant peu pris en compte, il restreint la réalité à de la matière d’où la sensation de ne pas vivre relié. Émergent alors les peurs de la mort, d’être en vie, et tout son cortège de doutes sur « et s’il y a autre chose ? ». Il y a nos émotions, nos pensées, nos perceptions physiques, psychiques, subtiles, et nous comprenons que cela décrit d’autres réalités que la norme établie. Devons-nous nous mentir ou nous ouvrir à d’avantage de nous-même? avec le risque de nous sentir totalement isolés, voire enfermés pour folie ?
<<Que sait-on vraiment de la réalité ? édition Ariane >>
La Tradition :
« Toute vrai tradition est une connaissance, spirituelle, sensorielle et organique du réel »
« Science primordiale liée aux propriétés du vivant et à la sagesse de la nature qui est le fondement de toute connaissance »
La Tradition est née avec la création du monde, c‘est la connaissance de toutes choses.
Il y a 60 000 ans, elle a commencé à se perdre, elle s’est concentrée dans certains minéraux, végétaux, arbres, animaux, humains «les porteurs de connaissance ».
Puis chez les humains « les porteurs de lumière » étant plus lumineux que les autres, nous en avons fait des idoles. Puis ce fut la création des religions, où, on ne demande plus à l’humain de connaître le monde divin mais seulement d’y croire, séparation, conflits.
La Tradition primordiale prit une forme différente selon la compréhension des peuples et de leur environnement. Ceux qui ont gardés le sens à la nature sont nommés animistes (peuple premier).
<<La tradition et le vivant ; édition félin >>
Les trois mondes:
(représenté par l’arbre Yggdrasil tradition nordique)
Lors de la création, l’océan primordial le « 1 », se sépara en deux, un haut, un bas, et une ligne d’horizon qui donna le trois, l’émergence de la conscience. Ce sont les mondes avec lesquels nous sommes en interaction permanente sans en être forcement conscient.
Enseignement : Claude Lefebvre
1er monde
Celui d'en dessous, la terre, la déesse mère, monde divin. D’autres noms le caractérisent : Gaïa, gé, hinna, le dragon, la wouive… la femme est en reliance directe avec ce monde par son bassin, monde en création, ce qui lui permet de développer le spirituel en elle. Tous les êtres vivant sous la terre font partie de ce monde (minéraux, végétaux “les plantes toxiques “ , animaux) Correspondance espace/ temps : solstice d’hiver, Novembre, Décembre, Janvier, Février. Les racines de l’arbre.
2ème monde
Celui du milieu est le monde des phénomènes, il est semi divin. Il correspond à la deuxième Mère, la Sylve. Ceux qui en font parti, les végétaux“ plantes alimentaires et médicales “, certains animaux, les humains. Correspondance espace/ temps ; Equinoxe, Mars, Avril, Septembre, Octobre. Le tronc de l’arbre
3ème monde
Celui du dessus, le monde des ases, monde divin, le cosmos (l’ordonnance, l’harmonie, le beau). Tout ce qui est en haut, les astres, tous ceux qui sont dans les airs, insectes, oiseaux, certains végétaux “les plantes psychotropes“, le brouillard, les nuages. La troisième mère, Isis. Correspondance espace/ temps ; Le solstice d’été, Mai, Juin, Juillet, Août. Les branches.
Il y en a qui font partie de, un ou deux mondes. Il y a des êtres qui relient les trois mondes, les 5 transcendants : les arbres, les pierres précieuses, les métaux, l’eau, les humains. Notre rôle c’est d’œuvrer dans le 2 ème monde, pour faire circuler l’énergie, du ciel à la terre et inversement.
Le chamanisme
Le mot « sâman », en français, « Chaman » à été emprunté au peuple Toungouse en Russie. Il est celui qui relie le peuple au monde invisible, le monde des esprits. Les autres peuples du monde ont chacun un nom différent pour parler de cette fonction pratiquée par une femme ou un homme au sein d’une tribu.
Ce nom à été utilisé par les anthropologues pour faciliter leur compréhension de ce qu’ils observaient, en y amalgamant toutes les pratiques des peuples premiers, puis il fut vulgarisé par le grand public occidental. Ce nom à un sens tellement large que lorsque nous l’employons, qui sait de quoi on parle ? Il y a autant de différences, que de distance, entre, la pratique Mongole de la transe au tambour, que la pratique de l’ayahuasca des indiens Shipibo en Amazonie. Vouloir tout résumer avec un mot apporte une perte de sens profonde et occasionne beaucoup de confusion, car qu’est ce qu’une pratique chamanique ?
Chez les Sioux Lakota ce mot ne s’emploie pas, ils parlent de spiritualité, d’homme spirituel.
<<inipi le souffle de la terre, de Annie Pazzogna, ed : mercure. Voir page 44 l’homme médecine.>>
Il est important de savoir de quoi nous parlons lorsque nous participons à une pratique. Ayant perdu notre tradition et donc ce lien avec la connaissance du vivant au sens large, nous cherchons ce qui pourrait nous aider à nous relier de nouveau avec. C’est dans ce sens que les hommes spirituels Lakota (Archie lame Deer, Wallace Black Elk, Phil creasy bull, etc.…) ainsi que d’autres peuples, sont venus ici nous transmettre ce lien aux esprits. Nous sommes au service de la vie. Nous sommes des Âmes qui font l’expérience de l’esprit dans la matière et nous cherchons ce lien à la nature dont nous sommes issue. Mais ne nous trompons pas, s’identifier à une fonction (perte du sens premier) c’est oublier qui nous sommes. L’identité est liée à la personnalité (… qui nous sert à être fonctionnel dans ce monde), et non à l’âme.
Les plantes psychotropes
(…en toute chose, méfiez- vous de la facilité).
Les plantes psychotropes sont utilisées par certains peuples lors de cérémonies d’initiation, ou de guérison. Elles sont nommées « plantes médecine », c’est « l’homme ou la femme médecine » qui rentre en contact avec l’esprit de la plante (en la consommant) pour avoir son accord, et savoir comment l’utiliser pour la guérison des personnes (ce qui demande à l’officiant des années de pratique sous la supervision d’un guide expérimenté lui même par des années de pratique). Nous cherchons des réponses à notre propre confusion intérieure, il est séduisant de penser que ces personnes ont la réponse « et si en prenant telle plante je pouvais y accéder ce serai tellement plus facile !!! ». ( après la perception obtenu par l'esprit de la plante, il nous incombe de la développer par nous même)
Ce sont des médicaments au sens occidental du terme, qui agissent la plupart du temps dans la reconstruction de la psyché. Elles ont toutes une action sur notre système nerveux et leurs vibrations font partie du fonctionnement de notre cerveau (c’est pour ça que nous somme attirés vers elle). Utilisé hors de ce cadre décrit plus haut ( par exemple pour faire la fête), elles peuvent devenir toxiques et aliénantes, et peuvent endommager nos corps subtils, apporter certains troubles de l’humeur tel que angoisse, anxiété, dépression.
« Tout les hallucinogènes ont des effets toxiques. Aux sens large, on peut aussi les qualifier de narcotique. Ce mot Grec = « engourdir » désigne étymologiquement toute substance qui, aussi stimulante soit-elle dans ses phases actives, finit par provoquer un état dépressif du système nerveux central ; ainsi le tabac et l’alcool sont des narcotiques. « les plantes des dieux », ed: Berger-Lavrault
<<La consommation de plantes psychotropes n’est pas une voie spirituelle de libération, mais de dépendance et d’aliénation, encore plus dans nos sociétés où l’individu se sent perdu.>>
<< L'Âme des plantes à été corrompus par les trafiquants ainsi que les lobbys (tabacs, cannabis, etc.. ) en consomment des stupéfiants on s’endort. S’ensuit une démotivation, une perte d’envie de créer, de vivre.>> www.complantes.com , page : publication
Se relier au vivant et faire partie de ce monde
« La communication avec le vivant est inscrite dans nos cellules et demande juste de la pratique et une pédagogie » C. Lefebvre www.complantes.com
Raymond Réant*, parapsychologue, disait «que chacun d’entre nous a la possibilité de développer ces perceptions extra sensorielles pourvu qu’ont le lui enseigne. »
« Parapsychologie pratique pour tous », édition exergue
Petit, nous sommes reliés à tout ce qui nous entoure, puis progressivement, nous nous en éloignons car nous sommes poussés à ressembler aux autres. Tout en sentant notre différence, sachant que nous deviendrons adulte, nous avons à cœur d’être social, dont la référence n’est pas le subtil. Certains gardent un lien avec ces mondes vibratoires, qui leur permet adulte de développer d’avantage de compréhension du monde où nous vivons. Nous sommes remplis de certitudes sur ce qui nous entoure, alors que nous ne comprenons pas le langage de ce qui est vivant (animaux, végétaux, minéraux…)
Nous avons tous la capacité de comprendre ce langage, cela demande d’accepter de s’ouvrir à des réalités plus subtiles, et non conventionnelles. De faire le vide de nos croyances et de nous mettre dans un état de réceptivité sans attente ! Retrouver le lien à la nature, notre nature, semble essentiel pour être pleinement vivant dans ce monde. Cela parle de ce que nous, humain, appelons écologie. Cette conscience du vivant est dans chaque acte de nos vies. Nous devons apprendre à développer cette présence permanente pour nous sentir relié au vivant.
Nos pensées, nos paroles, nos actes nous définissent, quelle définition voulons- nous pour notre monde ?